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Placebo

The Bitter End

Sleeping with Ghosts (2003)

Pochette Quand il lui prend l'intention d'émouvoir, le rocker adopte généralement des recettes éprouvées : le mode mineur, un tempo lent, des sonorités claires (piano, guitare cristalline) tapissées de velours amples (violons ou nappes de synthé), une belle mélodie et quelques larmes qui coulent discrètement sur les cordes vocales. The Bitter End est aux antipodes de toutes ces facilités : expédiée en trois minutes à un train d'enfer par la guitare, la basse et la batterie, cette chanson appartient à la famille du rock bruyant qui déménage, qui donne envie de danser, de sauter, de crier. Et inexplicablement de pleurer. Est-ce dû au rythme saccadé des accords de guitare, aux couples de notes aiguës qui grimpent la gamme au synthé, à la descente de guitare qui leur répond, à la mélodie du chant dont chaque phrase se termine en cri se noyant dans son propre écho ? Cette course éperdue est profondément émouvante. L'amour, la vie, tout se termine mal, c'est entendu. On peut s'en lamenter, verser des larmes amères. J'entends dans cette chanson qu'on peut aussi relever la tête avec insolence et, dans un grand éclat de bruit et de fureur, faire un bras d'honneur à la fatalité.

11 mai 2008

The Bitter End
Main Square Festival à Arras (France) le 4 juillet 2009.

Auteurs

Paroles : Brian Molko. Musique : Placebo.

Paroles

Since we're feeling so anaesthetized
In our comfort zone
Reminds me of the second time
That I followed you home
We're running out of alibis
On the second of May
Reminds me of the summertime
On this winter's day

See you at the bitter end

Every step we take that's synchronized
Every broken bone
Reminds me of the second time
That I followed you home
You shower me with lullabies
As you're walking away
Reminds me that it's killing time
On this fateful day

See you at the bitter end

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