![]() |
|||||||||||||
|
|||||||||||||
|
Musique
|
AngeLes longues nuits d'Isaac |
||||||||||||
Avec le temps, il est parfois difficile de démêler les racines de l'attachement que l'on peut éprouver pour certains morceaux. Il en est ainsi pour Les longues nuits d'Isaac, dont les paroles me sont toujours restées obscures mais que j'ai adoré dès la première écoute. Une construction originale (refrain, couplet, pont, couplet, refrain), une guitare électrique saturée suivie de doux arpèges acoustiques, des phrases mélodieuses scandées par la basse et systématiquement ponctuées d'un point de basse-batterie durant le premier couplet, un orgue portant quasiment à lui tout seul toute la mélodie et les harmonies, un mélange de colère et de supplique dans le chant... Mais au-delà de ses qualités musicales, ce morceau évoque immanquablement l'ivresse de la scène que j'avais éprouvée lors d'un concert en plein air où nous l'avions repris. Il colle aussi à la peau de mon copain Bernard, tentant d'arracher le grondement final de guitare à grands coups de latte dans sa Big Muff rétive. Comme un objet fétiche, une odeur jamais oubliée ou une photo glissée dans un portefeuille, Les longues nuits d'Isaac fait partie de ces souvenirs auxquels je tiens comme à la prunelle de mes yeux, tout simplement parce qu'il se confond avec une tranche de mon existence.
26 décembre 2007 Ange - Les longues nuits d'Isaac AuteursTextes : Christian Décamps ParolesSang de tes pères, adultère en émoi |
Morceaux choisis
|
||||||||||||
© René-Luc Bénichou / 2006-2011