Starless

Musicabrac / I Feel Good

L'industrie musicale britannique veut ajouter une clause anti-dépression aux contrats des artistes.

Kurt Cobain (1967-1994). Une clause commerciale aurait-elle changé son regard ?

Kurt Cobain (1967-1994). Une clause commerciale aurait-elle changé son regard ?

L'industrie du disque, qui perd déjà suffisamment d'argent en essayant de rattraper l'économie numérique à la vitesse de l'escargot, commence à en avoir ras-le-bol de tous ces artistes irresponsables qui boivent, se droguent et se suicident plus que de raison. Après tout, ils sont sous contrat et déprimés ou pas, quand ils signent pour six albums, ils doivent les honorer et ne pas « commencer à tomber du train » au bout du premier, comme l'explique Marc Marot, ancien directeur du label Island et aujourd'hui manager, à une journaliste du Guardian. Aussi une idée a-t-elle germé chez les grands pontes de l'industrie musicale britannique, lors de leur convention à Manchester du 18 au 20 octobre 2009 : introduire une clause dans les contrats qui autoriserait les maisons de disques à suspendre les artistes ayant un comportement auto-destructeur jusqu'à ce qu'ils suivent un traitement approprié. La profession est même prête à créer une fondation pour les y aider. Consulté sur le projet, l'avocat Andrew Thompson, du cabinet Lee and Thompson, spécialiste du monde des médias et du spectacle, n'a certainement pas volé ses honoraires : il estime qu'il faut s'attendre à une « résistance généralisée » de la part des artistes.

7 novembre 2009

Sources : Music industry calls for more power to help troubled stars, The Guardian, 19 octobre 2009.

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© René-Luc Bénichou / 2005-2019. Page éditée le 13 mars 2019.