Disparu trop tôt comme Dolly, Cox fait partie de ces groupes français dont je réécoute périodiquement le souvenir qu'ils m'ont laissé, non sans une certaine nostalgie. Ces trois-là avaient pourtant le talent, la conviction et le petit quelque chose en plus qui pouvaient les mener loin. C'est comme ça... Ce qui me fascine, dans ce premier album inoubliable, c'est la manière dont Cox parvient à faire dresser les poils sur les bras en dépit d'un manque (presque) total d'originalité. Ni sa technique, ni sa sonorité, ni ses arrangements ne le démarquent de quantité d'autres groupes. Alors, où est ce fameux truc spécial ? Peut-être est-il à chercher dans la simplicité franche de son rock, dans son art de la mélodie sincère, dans l'écho du doute adolescent qui rebondit de texte en texte. Ou peut-être, encore plus simplement, dans cette étrange magie que détiennent quelques artistes à pouvoir exprimer le plus naturellement du monde des sentiments, des impressions, des peurs et des émotions que tout le monde ressent plus ou moins confusément, mais toujours avec cette petite honte qui fait qu'on les garde pour soi.
Musiciens
Cox est Fabien Cahen (chant, guitare), Elisabeth Gatine (basse, chant) et Eric Langlois (batterie).
Avec Christophe Voisin (claviers), Antoine Essertier (programmation, basse, guitare, claviers, choeurs), Patrick Focone (guitare sur 13) et Olivier Schultheis (composition et arrangement des cordes.
Auteurs
Ecrit et composé par Fabien Cahen / Cox sauf 4, 6, 9 et 13 par Elisabeth Gatine / Cox, 5 par Cox et 11 par Michel Lopez / Cox.
Production
Réalisé par Antoine Essertier.
Enregistré par Patrice Lazareff et mixé par Patrice Lazareff et Antoine Essertier aus studios Davout (Paris, France) et Mega (Suresnes, France), avec l'assistance de Stéphane Prin et Juan, sauf 13 enregistré et mixé par Frédéric Perrinet au studio Atletico (Paris, France) et 1 mixé par Pete Schwier au studio Mega (Suresnes, France).
Pochette : La Firme (conception) / Sandrine Expilly (photo).