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The Torture Never Stops
La dictature du général Pinochet, au Chili, avait fait de la musique un instrument de torture.

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Scène du film Mars Attack où les martiens découvrent les effets de la chanson Indian Love Call de Slim Whitman. (Tim Burton / 1996, Warner Bros.)

Les bourreaux du régime d'Augusto Pinochet au Chili ne se servaient pas seulement de la musique pour couvrir les cris des prisonniers pendant les interrogatoires. Ils leur infligeaient aussi l'écoute ininterrompue de chansons à très fort volume et les obligeaient à chanter – non sans un certain sadisme noir – La vie en rose d'Édith Piaf, My Sweet Lord de George Harrison ou Libre de Nino Bravo, sans oublier du Julio Iglesias. C'est ce que relate l'édition de juin 2013 de The World of Music, le journal scientifique du département de musicologie de l'université allemande de Göttingen, consacrée aux relations entre musique et torture. Les articles rappellent ainsi que l'armée britannique confiait à ses tambours le soin d'infliger les châtiments corporels aux XVIIIe et XIXe siècles. Ils examinent aussi la musique dans les camps de concentration nazis et son usage comme instrument de torture sous le régime des colonels en Grèce.

14 septembre 2013

Source : Music and Torture, Music and Punishment, The World of Music, vol. 2-1 (2013).

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